Kak’EM


Le Kak’EM ou le concours d’écriture de EMLYON Business School. 

Verbateam propose trois sujets à l’ensemble des étudiants de l’école en leur proposant d’écrire un court texte avec un délai d’une semaine. Lorsque la semaine est terminée, l’équipe de Verbat’EM délibère et choisit les trois textes qu’elle préfère. Les gagnants voient leur texte publié dans notre journal le Kraken.

*   *   *

C’est décidé : j’écris un article sur le Kak’EM. Eh oui ! C’est audacieux mais je sais qu’avec ce sujet je peux faire la prochaine Une.

En reporter averti, je mesure l’ampleur de ma tâche : je dois m’introduire clandestinement au sein d’une réunion Kak’EM de la Verbateam. Je me prépare donc pendant des semaines : enquêtes sur les membres de l’association,  espionnages des allers et venues du local, dit le « bocal » et entraînement à l’escrime. Au fil du temps, la tension monte ; puis enfin, le grand soir.

J’ai enfilé mon imperméable beige et mes lunettes noires. Je repère de loin un membre de la Verbateam. C’est un jeune homme, il marche rapidement et se retourne quelque fois. Il ne veut pas être repéré. Ma formation d’espion d’élite me permet de rester discret. Le jeune homme s’arrête devant une petite porte métallique, il prononce trois mots, « La belle plume » et la porte s’ouvre avec un léger grincement. J’arrive juste à temps pour bloquer la porte avec mon pied. Ouf ! C’était moins une. Je vais pouvoir m’insérer dans la salle secrète du Kak’EM de Verbat’EM.

Mes yeux doivent s’habituer au brouillard et à l’absence de lumière. D’imposantes bibliothèques remplies de livres poussiéreux couvrent les murs. Le jeune homme prend un livre à la couverture bleu roi. Aussitôt une trappe apparaît. En utilisant la même ruse que la porte, je m’y faufile juste après ma proie. Nous arrivons dans une salle avec une grande table ovale en bois. Plusieurs personnes sont assises autour : c’est la Verbateam. Je me cache vite derrière une grand malle. J’ai une vue parfaite sur la scène.

Une jeune femme ravissante à la voix sensuelle prend la parole : « Bon nous sommes tous là. Mes amis l’heure est grave. Nous avons donné une semaine aux étudiants de l’école pour écrire un texte. Ils avaient le choix entre 3 sujets. Nous avons 15 textes. Notre problème c’est qu’ils sont tous bons. Or nous devons en sélectionner trois, et uniquement trois».

« Je sens que la nuit va être longue », soupire une autre déesse de la Verbateam.

Et là j’assiste à la délibération des textes. C’est une des plus belles choses à laquelle j’ai pu assister. Les membres de Verbat’EM défendent leurs textes favoris, ils lisent des extraits. Ils expriment leurs sentiments sur les œuvres qu’ils détiennent entre leurs mains : « Mais oui c’est le meilleur ! », ou « Quel style ! Quelle aisance ! » ou encore «Ces mots me touchent profondément, ils me hantent ». Après des hurlements, des cris, des pleurs, des rires et des émerveillements le choix draconien est pris : la Verbateam a choisi les trois textes qui seront publiés dans le grand journal de l’école.

« Sont donc choisis : Victor H. pour le sujet sur la misère, Émile Z. pour celui sur les grands magasins et Gustave F. pour celui sur l’infidélité. La séance est levée ».


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